La retraite n’est pas l’inactivité

La question du financement des retraites participe très largement au climatanxiogène que connaît le pays. Le débat tourne en rond : faut-il relever les cotisations? diminuer le montant des pensions? augmenter la durée de cotisation ?relever l’âge de départ à la retraite… ?

Mais la question des retraites n’est pas qu’un sujet d’arithmétique démographique, c’est un sujet de société. Toute réforme des retraites bute en fait sur la réalité du travail d’aujourd’hui.

Les destructions d’emplois ne sont plus compensées par les créations : la destruction créatrice chère à l’économiste autrichien Joseph Schumpeter a des ratés… Les investissements sont orientés vers l’innovation technologique, source de réduction d’emplois ; les nouvelles activités sont toujours moins consommatrices de travail et nécessitent toujours plus de compétences et de qualifications, laissant les moins bien formés et les moins bien adaptés sur le bord de la route.

Le chômage n’est pas seulement un effet de la conjoncture mais aussi une conséquence de la mutation de l’économie. En clair, le plein-emploi n’est pas pour demain. D’autant que la France se distingue par l’augmentation continue de sapopulation active, liée à un taux de fécondité élevé.

Toutes les réformes sont marquées par une vision comptable et dépassée de l’âge. L’âge a pris un « coup de jeune » (avoir 60 ans en 2013 ou en avoir 60 en 1963 n’est pas la même chose !). Surtout, il ne résume pas l’identité et la situation d’une personne, ses origines, son parcours, son espérance de vie…

Un des problèmes majeurs tient à la faiblesse du taux d’activité des seniors et aux habitudes d’éviction par l’âge des entreprises. Les politiques de relèvement des seuils à 62 ans et 67 ans conduisent encore trop souvent de nombreux seniors à un allongement de la vie… au chômage.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a mis en place les contrats de génération qui, de fait, valorisent l’expérience des seniors et privilégient l’interdépendance des compétences. Mais il faut se décentrer beaucoup plus, inverser les hiérarchies et les images sociales, penser autrement les cycles de vie et la notion de travail. Cinq pistes peuvent être ouvertes.

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Serge Guérin

Une réflexion au sujet de « La retraite n’est pas l’inactivité »

  1. Bonsoir,
    Si le chômage en est là, c’est que les politiciens acceptent que leur pot les banquiers aille délocaliser leur usines pour que leur actionnaires engendrent encore plus de bénéfices.
    Restez cher les gens du bas pour parler d’une majorité, je ne connais personne que j’ ai connu qui comptez travailler au dela de l(age légal de la retraite.
    A si pardon, j’ en connais, ce sont des docteurs qui commence le boulot à 10 heures, qui partent a 11h30, reviennent à 15 heures, et finissent a16h30.
    Rallant tout le temps qu’il sont fatigué et qu’ils ont passer leur week end au golf devant les autres, qui eux, trimes a faire des 45 heures dans des conditions déplorables.

    Maintenant, si les journalistes faisaient réellement leur boulot, les politiciens aussi.
    Si chacun avaient un minimum de morale, le monde des retraités n’en serait pas la.
    Et on n’aurait même pas besoin de bosser autant.
    Et vous le savez trés bien.
    Photos34

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