Livre numérique : les lecteurs en attendent mieux

Chers, éditorialement pauvres et encore compliqués à utiliser, les livres numériques ne séduisent pas encore. Un point sur les pratiques et les profils des lecteurs avec Serge Guérin, président du MOTIF.

La lecture de livres numériques décolle enfin en France.Elle a même triplé en 2012. Un chiffre qui masque une réalité plus contrastée. Le marché peine à se développer en raison de nombreux freins culturels, commerciaux et techniques. C’est ce que révèle l’étude Pratiques de lecture et d’achat de livres numériques réalisée par Le MOTif (Observatoire du livre et de l’écrit de la Région Ile de France) et le médialab de Sciences Po. Rencontre avec Serge Guérin, sociologue et président du MOTIF.

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Une réflexion au sujet de « Livre numérique : les lecteurs en attendent mieux »

  1. Pour ma part, je reste très réticent quant au livre numérique tel qu’il est commercialisé aujourd’hui.

    Si c’est un livre à télécharger au format pdf, je m’en sens véritablement propriétaire et je peux en faire ce que je veux, y compris le dupliquer et le prêter. Mais de fait, la lecture sur écran est bien moins confortable que celle d’un bon vieux livre imprimé (pourquoi dire « livre papier » quand « livre imprimé » est tout aussi simple et clair, et de surcroît syntaxiquement correct ?), de sorte que je ne vois pas trop l’intérêt - sauf, encore une fois, à vouloir le faire passer.

    En revanche, le système type « liseuse » est une véritable arnaque, pour ce que j’en ai compris. J’ai récemment acheté une tablette et j’ai eu droit à trois ou quatre livres « gratuits ». Or, j’ai pu constater que je ne peux les lire qu’à condition d’être connecté à Internet. Ce qui signifie que le livre n’est pas « physiquement » dans mon ordinateur ou ma tablette, au contraire de ce qui se passe avec un fichier pdf que j’aurais téléchargé.
    La conclusion est très simple : si le système fonctionne ainsi, cela veut dire que je n’achète pas un livre, mais le droit de lire un livre. C’est à dire que les « liseuses » ne sont pas des voies d’accès à des librairies mais à des bibliothèques : on n’achète pas un livre, on le consulte. Or, je trouve extrêmement abusif une bibliothèque qui vous fait payer 9 à 10 euros par livre lu ! Donc, pour ce qui me concerne, le livre numérique a encore beaucoup, beaucoup de progrès à faire avant de pouvoir m’intéresser.

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