Retour sur 2009

2009 consacra la mondialisation
Pour ceux qui pensaient que l’on pouvait encore arrêter la mondialisation en fermant les frontières, ils auront peut-être enfin compris que ce n’était que pure utopie, si l’on peut parler d’utopie, vu que ceux-là étaient peu aptes aux rêves auxquels aspirent l’humanité. Car, entre le G20 du 2 avril qui veut relancer la croissance et réguler l’économie mondiale après une crise financière planétaire, la grippe A, et Copenhague, on peut douter que la mondialisation n’est pas fait des ravages. À la fois, elle aura ravagé le monde et lancer sa propre alerte, tentant un rétrocontrôle négatif difficile sur sa croissance. Car si en effet, la mondialisation s’est fait sentir d’une bien mauvaise façon puis d’une plus belle, en tentant une sorte de gouvernement mondial, à l’heure du bilan, malgré tous les efforts, nous sommes encore bien loin d’un monde raisonnable où le respect est mutuel et les décisions se prennent.
Copenhague fut un échec et l’on attend toujours les conséquences du G20, dont le dernier rendez-vous de Septembre n’a fait qu’accroître le rôle du FMI et déclarer de bonnes intentions sur un changement de cap.
Mais le monde bouge. Barack Obama, sans rien révolutionner (si ce n’est avoir un prix Nobel étonnant), a redonné un peu de vigueur au multilatéralisme, qui reste encore hésitant quand il s’agit de prendre des décisions moins faciles pour les USA, et qui côtoie plutôt le compromis foireux. L’Irak et l’Afghanistan restent des pays en guerre dont l’enlisement des USA et des alliés reste problématique.
Par ailleurs, la Chine, depuis le 14 Janvier, est devenue la troisième puissance économique mondiale, et doit commencer à prendre ses responsabilités.
Au Moyen-Orient, rien de nouveau sous le soleil tandis qu’en Iran, les manifestations se poursuivent depuis des mois dans un silence meurtrier.
2009 : l’Europe avance ?
Le 19 novembre, Herman Van Rompuy et Catherine Ashton deviennent respectivement président du Conseil européen et Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité alors que le traité de Lisbonne entre en vigueur.
L’Europe renouvelle aussi son Parlement et ne réussit pas à contrer la crise dans une action commune. Elle échoue aussi dans son rôle moteur pour lutter contre le réchauffement climatique. Par ailleurs, elle réussit à parler un peu mieux d’une voix commune face à la Russie et aux USA.
2009 en France
Les dernières manifestations
Le 29 janvier, plus d'un million de personnes selon la police et 2,5 millions selon la CGT défilent en France, à l'occasion de la journée d'action intersyndicale contre la politique sociale du gouvernement. Nouvelles manifestations de grande ampleur en France, le 19 Mars où 1,2 à 3 millions de personnes manifestent à l'appel des syndicats pour "modifier le cap économique de la politique gouvernementale". Enfin, le 1er mai, les défilés syndicaux unitaires, une première, rassemblent 456.000 à 1,2 million de manifestants en France.
Depuis, de grandes désillusions, et des syndiqués qui n’ont ni l’argent ni la motivation de manifester pour des échecs. Les Enseignants-Chercheurs en ont fait les frais.
Dernièrement, les employés du RER A s’y sont mis sans grand succès et dans un climat d’enlisement.
Les affaires se poursuivent !
Dans le procès Clearstream, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy s'affrontent. L'ancien Premier ministre lâche: " Je suis ici par la volonté d'un homme, je suis ici par l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy, qui est aussi président de la République française. J'en sortirai libre et blanchi au nom du peuple français". Deux jours plus tard, Nicolas Sarkozy commet un lapsus à la télévision en parlant des "coupables", alors que les prévenus n'ont pas encore été jugés.
Par ailleurs, L'Elysée nomme François Pérol à la tête du nouvel ensemble bancaire français réunissant les Banques Populaires et les Caisses d'Epargne, lui qui avait dirigé leur fusion depuis l’Elysée… En Octobre, Jean Sarkozy tentera de prendre la tête de l’EPAD avant de se retirer…
La crise selon Sarkozy
Le 6 février, Nicolas Sarkozy annonce la suppression de la taxe professionnelle dès 2010, responsable de 60% des ressources des collectivités territoriales.
En février, l'Etat annonce 7,8 milliards d'euros d'aides au secteur automobile. Le président de la République annonce 2,6 milliards d'euros d'aides aux Français touchés par la crise.
En Juin, le Revenu de solidarité active ou RSA remplace le RMI et permet de cumuler allocation et petit revenu.
En Juillet, La TVA sur la restauration passe de 19,6% à 5,5% en contrepartie d'un engagement des professionnels à baisser les prix et à créer des emplois.
Quelques mois plus tard, le Sénat adopte le projet de loi transformant La Poste en société par actions tandis qu’un référendum d’initiative populaire montre le désaccord massif des français !
L’année se conclura par des déficits records et le lancement d’un grand emprunt.
De l’autre côté…
La crise financière devient économique et sociale. Les tensions deviennent de plus en plus fortes. Le 12 juillet, les salariés de New Fabris lancent un ultimatum et menacent de faire sauter l'usine. Le taux de chômage en France grimpe à 9,1% de la population active au 2e trimestre soit 2,6 millions de chômeurs.
Virginie Votier. Nicolas Bonfils.

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