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Ya rien de honteux, c'est juste le dilemme du prisonnier classique. Les gains sont faits de manière à ce que la stratégie qui donnerai l'optimum de Pareto est strictement dominée. Plus simple, ima...

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Bonsoir Christian, Un jeu de rôle qui est pratiqué dans mon milieu professionnel, tellement la coopération, l'abnégation et l'altruisme doivent être la règle. Les autres comportements sont dangereu...

Ecrit par N.BETRENCOURT
@Republica§Lucile: je pense que la mobilisation des électeurs doit se faire fait sur le fond et non sur la com' pure. L'abstention fait le jeu des autres formations qui est pour eux d'asseoir le vidé...

Ecrit par lucile fleury
il est difficile de CONSTRUIRE un nouveau parti dans le contexte fr&n;çais actuel. Personne n'est infaillible et si nous souhaitons voir changer la société actuelle, il ne faut surtout pas se disperser...

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Penser l'avenir, parler vrai, arrêter avec les formules vides de sens, tel est le projet qui a mobilisé les électeurs pour les élections présidentielles. La vraie question est : est-ce qu'une électi...



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Bayrou : l’alternative ou le néant
Catégorie(s) : Politique

FLN présente dans la première partie de ce billet une analyse des raisons de l’échec de l’aventure MoDem. Je ne crois pas du tout que la raison essentielle soit celle qu’il invoque.

Il me semble qu’une très large majorité des nouveaux (pré-)adhérents MoDem de 2007 n’était pas venue dans l’objectif de gagner rapidement des élections, ni même de militer de façon classique. Je crois que la grande majorité des adhérents MoDem de 2007 était venue mue par la conviction que la réponse aux défis d’avenir passe par la construction d’un projet de société radicalement novateur, avec l’envie de participer à la construction de ce projet de société, et en pensant que le MoDem serait l’endroit où le faire.

Cette tâche est considérable. Car au-delà d’un projet, c’est en réalité une nouvelle doctrine politique que nous devons construire. Les idéologies du XXe siècle se sont effondrées, nous sommes dans une période de grand vide doctrinal (dont Sarkozy n’est rien d’autre que le produit), et face à une crise globale du modèle de développement de nos sociétés. (http://www.mediapart.fr/
journal/france/170210/emmanuel-todd-le-sarkozysme-est-le-produit-du-vide).

Au cours de la campagne présidentielle, François Bayrou n’avait bien sûr pas de projet tout prêt à proposer, mais il avançait un élément de méthode pertinent pour y arriver : le rassemblement par-delà les clivages.

Ce rassemblement est une condition nécessaire, car les éléments utiles pour composer cette alternative doctrinale sont actuellement dispersés sur l’échiquier politique : démocrates, républicains, écologistes, libéraux, etc., tous possèdent une partie de la solution, il fallait pouvoir rassembler ces éléments, puis les transcender.

Ce n’est pas une condition suffisante, car le dépassement des cadres de pensées existants nécessite également des modes d'organisation et de travail radicalement novateurs, une forme d’organisation politique nouvelle à même de gérer une situation de complexité à laquelle nous sommes arrivés dans nos sociétés. Proposer une telle forme d’organisation opérationnelle est une tâche est ardue, nous sommes toujours en train d’y travailler dessus dans le groupe «fabrique», et je nous crois tout prêt d’aboutir (http://repdem.free.fr/mw1/). Cette aspiration à une forme d’organisation nouvelle est ce que les nouveaux adhérents revendiqu(ai)ent de manière floue par «faire de la politique autrement».

La présidentielle perdue, le MoDem aurait dû logiquement incarner ce double projet de construction d’une alternative doctrinale comme fin, et d’une nouvelle forme d’organisation politique comme moyen. C’est ce qu’attendaient la majorité des nouveaux adhérents, c’était ce qu’avait promis François Bayrou, c’est ce qu’il n’a pas fait. C’est là l’origine profonde du malentendu, de l’échec du MoDem., et du fort ressentiment de tous ceux qui sont partis et s’en vont, avec l’impression d’avoir été totalement floués.

Car pour que cette entreprise puisse prendre forme, il fallait une impulsion venant de celui qui avait initié le mouvement, François Bayrou lui-même. Il fallait qu’il trace la voie et nous y entraîne : qu’il désigne la construction de ce nouveau projet de société comme la priorité et la tâche principale du MoDem, et qu’il cherche sincèrement et activement à organiser la participation du plus grand nombre. Nous aurions tâtonné, mais cette force extraordinaire que François Bayrou a su créer au printemps 2007 serait toujours là, et in fine j’ai la conviction profonde que nous aurions fini par y arriver.

Or François Bayrou n’a jamais semblé croire que ce travail de construction doctrinale était LA priorité, tout au moins pour viser la victoire pour 2012. Il a continué à croire, sincèrement ou par paresse, qu’il suffirait de démasquer le véritable projet de Nicolas Sarkozy, et compter sur l’exaspération croissante des Français pour récolter la mise en 2012. Cette conviction s’est incarnée dans la stratégie désastreuse des dernières Européennes, toute centrée sur la dénonciation (brillante et fine) du projet sarkozyste, mais totalement vide de perspective d’avenir. Le naufrage annoncé des régionales n’est que la continuation que cette colossale erreur stratégique, dont l’échec est désormais pleinement patent et total.

François Bayrou n’a jamais semblé croire non plus qu’il était arrivé au bout de ce que permettait une logique du travail créatif personnel, et que la condition de l’émergence de ce projet alternatif passait par une nouvelle forme d’organisation collective, permettant la mise en réseau des intelligences. Ou bien n’a-t-il pas cru qu’il était possible d’y arriver à moyen terme.

Or les Français n’attend(ai)ent pas un analyste politique, aussi brillant soit-il. Ils attend(ai)ent eux aussi autre chose de François Bayrou. Ils attend(ai)ent de lui justement qu’il leur montre une nouvelle voie d’avenir, leur dévoile un véritable projet d’espoir crédible adapté aux défis de ce siècle. Ainsi, face au vide idéologique et à l’impasse institutionnelle actuelle, nos compratiotes soit se rabattent sur un vote d’habitude à un camp politique tracé de longue date (PS, UMP), ou bien se réfugient, toujours plus nombreux, dans l’abstention.

Plus encore que jamais, la seule chance pour François Bayrou de gagner l’élection présidentielle de 2012, la seule raison d’être de sa démarche et du MoDem, c’est de concentrer l’ensemble de son énergie et celle des démocrates de tous horizons dans la construction de ce projet de société alternatif. La fin se confond là avec les moyens : construire un projet alternatif pour gagner l’élection présidentielle, gagner l’élection présidentielle pour appliquer ce projet à la France.

J’ai la conviction qu’une bonne partie des adhérents de 2007 qui, nombreux, sont repartis depuis reviendront si François Bayrou prend enfin conscience de cette nécessité, et s’organise pour faire désormais du développement de cette alternative sa SEULE priorité, NOTRE seule priorité.

Cette démarche, il doit la conduire en étroite association avec Corinne Lepage. Elle est l’une des rares politiques de premier plan à avoir compris l’urgence de construire l’alternative doctrinale, elle dispose d’une vision large, ainsi que d’une approche et d’éléments de pensée complémentaires à ceux de François Bayrou. Leur mésentente actuelle (dont les torts sont semble-t-il partagés) constitue pour le moment un formidable rendez-vous manqué.

Les jeux ne sont pas faits, mais le temps est désormais cruellement compté. Il faut s’y mettre maintenant, sans plus tarder.

n de ce projet de société alternatif. La fin se confond là avec les moyens : construire un projet alternatif pour gagner l’élection présidentielle, gagner l’élection présidentielle pour appliquer ce projet à la France.

J’ai la conviction qu’une bonne partie des adhérents de 2007 qui, nombreux, sont repartis depuis, reviendront si François Bayrou prend enfin conscience de cette nécessité, et s’organise pour faire désormais du développement de cette alternative sa SEULE priorité, NOTRE seule priorité.

Cette démarche, il doit la conduire en étroite association avec Corinne Lepage. Elle est l’une des rares politiques de premier plan à avoir compris l’urgence de construire l’alternative doctrinale, elle dispose d’une vision large, ainsi que d’une approche et d’éléments de pensée complémentaires à ceux de François Bayrou. Leur mésentente actuelle (dont les torts sont semble-t-il partagés) constitue pour le moment un formidable rendez-vous manqué.

Les jeux ne sont pas fait, mais le temps est désormais cruellement compté. Il faut s’y mettre maintenant, sans plus tarder.

Benoitb

http://benoitb.lesdemocrates.
fr/
Liens: n/a
Rédigée par Benoit Braida - 27.02.2010 - 09:00
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#5 Ecrit par N.BETRENCOURT le 28.02.2010 - 16:38 quote
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@Republica§Lucile: je pense que la mobilisation des électeurs doit se faire fait sur le fond et non sur la com' pure.
L'abstention fait le jeu des autres formations qui est pour eux d'asseoir le vidé sidéral de leurs programmes.
Amitiés démocrates. NBT

 
 
#4 Ecrit par lucile fleury le 28.02.2010 - 15:50 quote
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il est difficile de CONSTRUIRE un nouveau parti dans le contexte fr&nçais actuel. Personne n'est infaillible et si nous souhaitons voir changer la société actuelle, il ne faut surtout pas se disperser ni s'abstenir. A ce jour, nous n'avons qu'une issue : voter MODEM aux régionales (il y a pas mal de "nouvelles têtes"qui ne demandent qu'à grandir et, après les régionales, il faudra "convoquer" F. BAYROU et le mettre au pied du mur pour construire avec tous ceux qui attendent le changement. Je maintiens qu'à ce jour, il reste le seul à pouvoir conduire cette action. Bon courage à tous, évitons la dispersion (c'est ce que souhaite SARKOZI) et VOTONS MODEM aux régionales !

 
 
#3 Ecrit par republica le 28.02.2010 - 14:53 quote
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Penser l'avenir, parler vrai, arrêter avec les formules vides de sens, tel est le projet qui a mobilisé les électeurs pour les élections présidentielles.
La vraie question est : est-ce qu'une élection se fait sur la com ou sur le fond ?
Si nous restons sur la com, devenons nous aussi répulsifs que les autres et contribuons nous à l'abstention qui est la mort de la démocratie ?

 
 
#2 Ecrit par benoitb le 27.02.2010 - 13:28 quote
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Le peut-il oui, la question est le fera-t-il ? Il devrait jouer cette carte, car c'est la seule qu'il lui reste, la seule chance qu'il a d'espérer remporter la présidentielle. Ensuite, arrivera-t-il à recréer l'enthousiasme de 2007 et faire revenir tous ceux qui sont partis mais gravitent encore autour du MoDem, c'est une autre inconnue. Mais si on ne tente rien, tout sera définitivement perdu.

 
 
#1 Ecrit par Danièle Douet le 27.02.2010 - 10:58 quote
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Mais le peut-il ? Si oui, il aurait dû depuis longtemps s'entourer de gens compétents et leur déléguer des compétences ...

Ou le veut-il vraiment ?

Je n'en suis plus si sûre...

En tout cas, il y a beaucoup de mépris pour des citoyens honnêtes et de bonne foi qui se sont engagés sur ses belles paroles... sans rien voir de ce qui avait été promis et fixé dans les différents statuts et chartes en tout genre...

 
 
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