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Ecrit par hjfy
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Ecrit par Fred Descos
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Ecrit par iwillownul8r
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Ecrit par Fred Descos
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Ecrit par ITeM info
Bonjour Vrai sujet de débat sinon d'inquiétude. Pour tous ceux que cela intéresse, nous consacrons une suite d'articles au sujet dans le cadre de note Workshop "la bulle sociale" : , et



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Quelles solutions pour le logement en Ile-de-France
Catégorie(s) : Nos Débats Société

La région n’a pas de prérogatives directes sur le logement. Il ne fait d’ailleurs pas partie des compétences obligatoires de la région. Mais face à un constat déroutant, la région se doit d’intervenir et d’avoir une politique volontariste par le biais de différents moyens dont elle dispose. Elle doit aussi contribuer au développement économique de la région en contribuant à son aménagement équilibré entre logement et activités économiques. 


Constat


Depuis 20 ans, la crise du logement croît pernicieusement sans que rien ne soit fait sérieusement. La crise a fini par obliger les élus à regarder les yeux ouverts la difficulté à se loger en France quand on sait que 56% des Français craignent de devenir SDF alors qu’ils étaient 10% de moins, il y a seulement 2 ans. Et ce n’est pas la Fondation Abbé Pierre qui dira le contraire. En effet, dans son dernier rapport, elle revient sur le mal logement qui concerne 10,1 millions de personnes en France.


Un sixième de la population est donc concerné par ce fléau. Parmi ces 10 millions :


- 3,5 millions sont considérés comme très mal-logés, comprenez vivant dans des cabanes ou entassés dans des chambres d’hôtel et les sans-abri également ;


- 6,6 millions sont fragilisés, c’est-à-dire en situations d’impayé, en instance d’expulsion, hébergés par un tiers ou encore vivant dans des copropriétés insalubres ou en surpeuplement.


À l’heure où la crise se répand dans notre société, à l’heure où se loger en 2009 revient à 9700 euros contre 7900 euros, il y a 7 ans, à l’heure où un nombre considérable de chômeurs est en fin de droit d’indemnisation, la question du logement est cruciale pour conserver un minimum de mixité sociale, et par la même d’égalité des chances.


Sans logement adéquat, comment étudier sereinement et ne pas partir déjà avec un handicap ? Et la question est posée par le rapport qui souligne que 600 000 enfants sont directement concernés par le fléau du mal logement ! Comment alors assurer l’avenir de notre pays ?


Et le constat est flagrant en Ile-de-France ! Car notre région est l’une des plus touchée par la crise du logement.


Comment en est-on arrivé là ?


La hausse des prix de vente dans l’immobilier en IdF entre 1998 et 2007 est de plus de 140%. Autant dire que les revenus n'ont pas suivi et que la part du logement est grandissante dans le budget des ménages. Plus de 43 %, c’est la hausse du loyer moyen au m2 à Paris en 10 ans, et ne parlons pas de la flambée des loyers de relocation partout en IdF (en 2007 + 9,3% à Paris et + 6,5% en Petite Couronne) ! Il faudrait ajouter les 300.000 demandes de logements sociaux en attente en IdF, parler de la raréfaction progressive du parc locatif privé et de la part grandissante de ménages avec salaires mais sans logement.


Selon les projections du schéma directeur de la région Ile-de-France – SDRIF -, il y aura, dans les 20 prochaines années, 13 millions d’habitants à loger. Par conséquent, il s’agira de construire au minimum 60.000 logements/an sur 20 ans. En effet, 15 ans de sous-production de logements (ex en 2007, nb de logements construits pour 100 000 hab. - Bretagne : 78, Franche Comté : 51, Limousin : 48, IdF : 28) ont fait que seule la moitié des logements nécessaires ont été construits : 34 000 au lieu de 60 000. Mais ce n’est pas tout ! Outre l’érosion du pouvoir d’achat et une hausse du nombre de célibataires, il faut souligner la rareté du foncier constructible - les municipalités préférant créer « des activités » -, et un rapport de 1 à 2 entre le logement social et le logement privé.


Quelles solutions pour l’Ile-de-France ?


L’Etat se veut volontariste ces derniers temps dans ce domaine mais ses ambitions (électorales ?) ne suffiront pas. Encore faut-il y mettre les moyens en rapport avec la crise du logement.


La région Ile-de-France t devra s’attaquer avec volontarisme et conviction à la crise du logement avec deux axes directeurs indispensables et une idée forte, la mixité sociale.


Il faut tout d’abord augmenter le nombre de logements : que l’offre réponde à la demande explosive paraît évident. Comment faire alors ? Grâce à une autorité régionale de l’habitat en IdF, nous pourrions mobiliser l'ensemble des acteurs - Etat, collectivités territoriales - pour mobiliser le foncier


- à l'aide d'un établissement foncier régional et non limité aux départements de gauche ! et mobiliser ainsi de nouvelles ressources foncières


- nous appuyer sur les intercommunalités plus efficaces.


Par la même, il faut redéfinir les équilibres activités/logements. Il faut ensuite favoriser les parcours résidentiels avec la construction de logements intermédiaires, car sans cela il n’y aura aucune dynamique dans le parcours du logement. Ensuite, il faut construire des logements sociaux là où il faut, et notamment là où il y en a peu, tout en favorisant l’accès à la propriété des classes moyennes. L’important, vous l’aurez compris, est de créer un nouveau souffle au logement en y créant du rythme afin d’éviter que tout stagne et soit figé.


Il s’agit enfin d'attribuer les logements sociaux à ceux qui en ont le plus besoin. Nous devons rendre à nouveau juste leur attribution et accompagner les plus fragiles vers le logement. Le plan départemental d’accès au logement pour les personnes défavorisées doit faire le lien entre les besoins et la réalité. Dans le même temps, nous devons augmenter sensiblement le pourcentage de « vrais » logements sociaux dans chaque intercommunalité en renforçant les pouvoirs d’intervention du préfet.


Tout cela devra se faire dans l’idée forte de la mixité sociale, indispensable à une cohésion nationale où chacun trouve sa place sur une base équitable. Nous proposons :


- que tous les programmes immobiliers comprennent au moins 30 % de logements sociaux afin de privilégier la mixité sociale à l'adresse ;


- de moduler les loyers dans le parc HLM, en fonction de la situation des personnes ;


- d’améliorer les transports pour qu'il n'y ait plus de zone enclavée où l'accès à l'emploi devient un parcours du combattant ;


- d’homogénéiser la qualité des établissements scolaires en aidant les établissements en zone difficile ;


C’est seulement en partenariat avec tous les acteurs que nous pourrons réussir à relever le défi du droit à un toit pour tous !


Virginie Votier


Liens: n/a
Rédigée par Virginie V. - 05.04.2010 - 14:30
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