Newsletter
Inscrivez-vous à la Newsletter

Adresse mail:




Vos Commentaires
Ecrit par Hakim
Bonjour Au lieu de vous occuper des vrais problemes en Algérie et laisser les gens se débrouiller pour vivre leur vie, vous semez la pgaille dans des affaires qui ne nous regarde ni de pres ni de lo...

Ecrit par Nicolas_Vinci
Merci beaucoup Nicole! Amitiés, Nicolas

Ecrit par nicole Bétrencourt
Sujet excessivement ardu mais traité avec beaucoup de réflexion et de brio. Chapeau l'artiste ! Bravo Nicolas. On en redemande des articles comme celui ci. Pensées chaleureuses. NBT

Ecrit par Ben
J'ai simplement développé ce que je dis depuis toujours. Il s'agit donc bien de critiquer l'Islam pour ses mauvais apports en idéologie politique. Vous rechignez à le faire, je ne sais pour quelle...

Ecrit par Ch. Romain
@ Ben Eh bien, vous voyez que vous faites un petit effort, vous comprenez très bien !



Nos Débats
Voir tous nos Débats

Téléchargements
Voir tous les fichiers

BlogRoll


Libérez C.Reiss

Ajoutez-le sur votre site

-> Revenir à la page d'accueil



Quand la démocratie doit devenir participative, c’est qu’elle est en passe d’être réinventée (1)
Catégorie(s) : Société

La démocratie participative dont on a beaucoup parlé grâce à Ségolène Royal durant la campagne de 2007 n’a plus très bonne presse, nommée de cette façon. Elle suscite des railleries, on taxe l’idée de démagogie, et soulève un certain nombre de critiques dont la moindre n’est pas celle de son inefficacité. Le petit livre orange du Mouvement Démocrate, tout en réclamant de ses vœux des citoyens actifs, n’y fait pas lui-même référence. Or, il semble que la participation citoyenne ne puisse plus être une option dans la démocratie contemporaine.


Nous avons voulu partir d’une observation rapide de l’évolution de la démocratie pour mieux cerner les enjeux et composantes de ce qu’on nomme démocratie participative. Nous avons également tenté d’analyser les critiques qu’on lui adresse, davantage pour montrer la complexité irréductible des processus que pour les discréditer. Il semble en effet qu’on ne puisse la réussir qu’en préservant cette complexité tout en maintenant l’équilibre entre participation et représentation. C’est donc aux carrefours de maintes tensions que se joue la création de cette forme nouvelle de gouvernance que de nombreux acteurs politiques institutionnels ou non réclament de leurs vœux.


Pourquoi doit-on changer de modèle ?


La démocratie directe a fonctionné en Grèce car la représentation de l’univers tel que se le figuraient les grecs en faisait le seul mode de gouvernement applicable. Le cosmos était fermé, figé, organisé selon des lois précises et la finitude était une chose acquise. Par conséquent, les citoyens, raisonnables, se déterminaient en fonction de leur situation physique d’êtres humains limités par l’espace et le temps, confrontés à ces données intangibles qui influaient sur leur place et leur rôle identifiés de citoyens dans un univers et une société ordonnés. A partir de là, il leur était possible de décider pour eux de ce qui était juste en votant sur l’agora les lois régissant leur cité sans mettre en péril l’équilibre de leur vie personnelle et de leur vision du monde.


L’époque moderne a introduit une distorsion dans ce processus de représentation : le monde s’est élargi, l’infini s’est mis à la portée de l’humain. Les notions de découverte et de progrès sont venues considérablement modifier la vision d’eux-mêmes que pouvaient avoir les occidentaux et ont déterminé la construction de la notion d’individu. Dans la perspective d’un monde infini, la démocratie directe ne pouvait plus fonctionner : les citoyens devaient être libérés de leurs responsabilités politiques pour pouvoir accomplir leur mission d’individu libre, celle de la recherche de l’épanouissement par l’amélioration des conditions de vie et l’extension de ses propres entreprises par le travail et l’investissement. Il a donc fallu déléguer à des représentants les fonctions de la décision politique. La démocratie représentative s’est ainsi substituée à la démocratie directe.


Aujourd’hui, une nouvelle étape est en passe d’être franchie puisque la représentation du monde est à nouveau bouleversée pour nos contemporains. Comme nos lointains ancêtres, nous sommes confrontés aux limites de notre monde et de la nature que nous croyions encore hier pouvoir dominer et exploiter à l’infini. Mais contrairement à eux pour qui elles allaient de soi, nous sommes contraints d’accepter ces limites et parallèlement l’évidence que nos décisions ont une influence qui dépasse le seul champ géographique qu’elles régissent. Cette modification va nécessairement avoir une traduction politique et engendrer une transformation de notre démocratie. Alimentée par cette prise de conscience de l’impact de nos actes quotidiens autant que des interdépendances dans lesquelles nous sommes pris, la valeur fondamentale sur laquelle reposera la nouvelle forme de gouvernement des affaires politiques est sans conteste celle de responsabilité, responsabilité d’assurer le vivre ensemble et de léguer un monde viable à nos descendants.


Le passage de la démocratie représentative à une forme mixte de démocratie laissant une part plus importante à la responsabilité citoyenne est inéluctable mais engendre aujourd’hui des tensions palpables car le concept de participation est flou et que la perception fantasmée des dangers liés à un accroissement des prérogatives citoyennes semble aussi forte que les résistances au changement de ceux qui n’imaginent pas que l’on puisse gouverner autrement que par délégation ou mandat.


Nous partirons pour ce qui nous concerne de l’a priori favorable qui veut que le citoyen soit mobilisable. Les réticences à l’engagement de nos contemporains qui se manifestent jusque dans l’abstention électorale sont réversibles selon nous. En effet, l’évitement du politique naît tout autant des malentendus qui entourent la perception dépréciée de la nature du champ politique que de la suspicion des élus à l’égard de toutes formes de participation jugée inefficace. Rien de plus simple en effet pour tuer son chien… que de pratiquer la mauvaise foi ou que de faire de la rhétorique pour signifier qu’on associe à la décision en se réservant l’entière responsabilité de la prendre et d’en garder ainsi la maîtrise.



Marie-Pierre Barrière

Liens: n/a
Rédigée par Marie-Pierre B. - 11.02.2010 - 17:00
Partagez-le : 


Commentaires



Cliquez-ici pour poster un commentaire


Ordre: Sort ascending   
#1 Ecrit par florent le 11.02.2010 - 22:23 quote
Partage :


Deux facteurs contextuels d'une importance considérable expliquent également les évolutions évoquées : effectifs et compétences... mais n'anticipons pas sur la suite de la série ^^'

 
 
Votre commentaire
Nom:
Email:
Site web:
Code de sécurité
94945
IP: 174.129.237.157
Options: • HTML activé • BBCode activé; • Smileys activés
Dernière Vidéo
Voir toutes nos vidéos

Recherche



Articles par Auteurs


Cartographie GE
     Retrouvez-nous partout !
Voir toute la cartographie

Partenaires
NOPIB - Copenhague 2009