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Ecrit par Sylvain JUTTEAU
La charia en Lybie est désormais envisagée officiellement comme la première source de la législation. Voilà la version française du projet publié par le Conseil National de Transition de Lybie : [...

Ecrit par Ch. Romain
Superbe billet, plein de bon sens, de nuance et d'équilibre. Bravo !

Ecrit par Sylvain JUTTEAU
[quote=republica]Peut-on vraiment décrire tous les cas de détresse en deux alinea ? Prend-on vraiment une décision d'avortement comme une décision de suivre un régime ? N'en reste-t-il pas toujours qu...

Ecrit par Sylvain JUTTEAU
@ Jean Pierre Benais Merci pour ce texte ! Je vous propose aussi d'intégrer dans ce bilan le fait que la modification de TVA est un changement des règles du jeu, ce qui perturbe les prévisions....

Ecrit par Sylvain JUTTEAU
@Christian Romain Oui, oui, c'est tout à fait vrai. On peut déduire des chiffres qu'il présente qu'il voulait parler de "service de la dette", et non pas de "charge de la dette". Je me range à votr...



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L'enfermement des plus pauvres et des plus fragiles : une planification de la mort en prison ?
Catégorie(s) : Nos Débats Société

L’élévation du nombre de décès dans nos prisons françaises devrait poser une véritable question éthique dans notre société. C’est cette conscience que je m’emploie avec d’autres à faire émerger ici et là au gré de nos interventions.


En effet, la surpopulation carcérale, le vieillissement des détenus entraînant des profils polypathologiques, de plus en plus de malades mentaux reconnus pénalement responsables et incarcérés, une augmentation de mineurs immatures, des conditions sanitaires et d’hygiènes insupportables sont autant de facteurs poussant les plus faibles et les plus fragiles vers le suicide ou l’accélération du processus de mort. Il apparaît de plus en plus clair que ne pas élever la voix devant ce scandale de l’enfermement des plus pauvres et des plus fragiles d’entre nous c’est accepter un je ne sais quoi qui ressemblerait à une planification de la mort en prison. Une mort qui pourrait être évitée si la prise en compte des profils psychiatriques et somatiques était davantage prise en compte dans l’application des peines.


Les détenus « appartiennent-ils » exclusivement au ministère de la justice ou le ministère de la santé devraient également avoir sa partition à jouer dans cette prise en charge ? Voilà bien un des enjeux qui mérite un débat. Le silence assourdissant du ministère de la santé devant ce scandale de la mort en prison est des plus coupables. Parler, dire, dénoncer et proposer toujours jusqu’à ce que la société civile intervienne auprès des politiques pour faire progresser en France l’idée que la Dignité humaine ne s’arrête pas aux portes des prisons.


Roch-Etienne MIGLIORINO

Cadre de santé CHU Bicêtre

Auteur de Infirmier en milieu carcéral, accompagner… Editions Masson 2009

Organisateur de la journée « Les morts de la prison »

Liens: n/a
Rédigée par Roch-Etienne Migliorino - 08.09.2010 - 09:00
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#4 Ecrit par nicole Bétrencourt le 15.02.2010 - 11:14 quote
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A lire c e lien sur la désinformation concernant les prisons publié sur l'excellent site d'Hoaxbuster. On y cite un certain Ben.NBT
http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=81838

 
 
#3 Ecrit par Ben le 14.02.2010 - 04:03 quote
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"une planification de la mort en prison ?"

Pourquoi pas mettre directement "Fleury-Mérogis, Sobibor même combat ?"

Je comprends bien votre idée, mais vous ne croyez pas exagérer dans le titre ?
Vous savez très bien ce qu'évoque "la planification de la mort", et ce pouvoir évocateur est pardonnez-moi l'expression mais à vomir

 
 
#2 Ecrit par Dr. Philippe DEHARVENGT le 03.02.2010 - 14:25 quote
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Précision nécessaire : depuis 1995, le ministère de la santé a beaucoup plus que "son mot à dire", puisque désormais la santé des détenus, jusqu'alors confiée à l'Administration Pénitentiaire, est maintenant sous la tutelle de l'Hôpital de proximité, avec la création des UCSA, véritables services hospitaliers au sein des prisons.

 
 
#1 Ecrit par N.BETRENCOURT le 03.02.2010 - 11:26 quote
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Billet pertinent qui souligne la grande honte des prisons. Le ministère de la santé devrait avoir son mot à dire sur le problème des détenus. Un deuxième aspect plus général: la société ne veut plus de ses fous. Ils ont été largués dans la nature au double nom de la réduction des HP et de l'antipsychiatrie. La semaine prochaine se tiennent les assises sur les prisons. Au programme, évocation d'une réforme adaptée aux troubles mentaux. Les réformes envisagées vont-elles changer ce que vous dénoncez? Soyons optimistes mais j'en doute car peu d e citoyens sont sensibles au sort des détenus. Il faudrait porter un autre regard sur la maladie mentale, le détenu.
Amitiés. NBT

 
 
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