Newsletter
Inscrivez-vous à la Newsletter

Adresse mail:




Vos Commentaires
Ecrit par Sylvain JUTTEAU
@ Nicole Betrencourt Le temps est galant homme, il apaise le feu du débat et offre la maturité à la réflexion. Votre article en sera d'autant meilleur. Bien cordialement.

Ecrit par Sylvain JUTTEAU
[quote=Fred DESCOS]Il reste une question démocratique: ces soldats n'y sont pas allé de leur propre chef, répondant à une simple fantaisie de militaire (pour plagier Bashung). Ils y ont été envoyés pa...

Ecrit par Sylvain JUTTEAU
Erratum En commentaire #3, "au lendemain de la [i]première[/i] Guerre Mondiale", au lieu de "[i]deuxième[/i]"

Ecrit par Sylvain JUTTEAU
La France profonde, c'est aussi Louis Lecoin :

Ecrit par Sylvain JUTTEAU
Dans la "France des régions et des bourgades" dont vous parlez, est né au lendemain de la seconde Guerre Mondiale un mouvement d'écoeurement profond à l'égard de la guerre de masse, et sont apparus su...



Nos Débats
Voir tous nos Débats

Téléchargements
Voir tous les fichiers

BlogRoll


-> Revenir à la page d'accueil



L'enfermement des plus pauvres et des plus fragiles : une planification de la mort en prison ?
Catégorie(s) : Nos Débats Société

L’élévation du nombre de décès dans nos prisons françaises devrait poser une véritable question éthique dans notre société. C’est cette conscience que je m’emploie avec d’autres à faire émerger ici et là au gré de nos interventions.


En effet, la surpopulation carcérale, le vieillissement des détenus entraînant des profils polypathologiques, de plus en plus de malades mentaux reconnus pénalement responsables et incarcérés, une augmentation de mineurs immatures, des conditions sanitaires et d’hygiènes insupportables sont autant de facteurs poussant les plus faibles et les plus fragiles vers le suicide ou l’accélération du processus de mort. Il apparaît de plus en plus clair que ne pas élever la voix devant ce scandale de l’enfermement des plus pauvres et des plus fragiles d’entre nous c’est accepter un je ne sais quoi qui ressemblerait à une planification de la mort en prison. Une mort qui pourrait être évitée si la prise en compte des profils psychiatriques et somatiques était davantage prise en compte dans l’application des peines.


Les détenus « appartiennent-ils » exclusivement au ministère de la justice ou le ministère de la santé devraient également avoir sa partition à jouer dans cette prise en charge ? Voilà bien un des enjeux qui mérite un débat. Le silence assourdissant du ministère de la santé devant ce scandale de la mort en prison est des plus coupables. Parler, dire, dénoncer et proposer toujours jusqu’à ce que la société civile intervienne auprès des politiques pour faire progresser en France l’idée que la Dignité humaine ne s’arrête pas aux portes des prisons.


Roch-Etienne MIGLIORINO

Cadre de santé CHU Bicêtre

Auteur de Infirmier en milieu carcéral, accompagner… Editions Masson 2009

Organisateur de la journée « Les morts de la prison »

Liens: n/a
Rédigée par Roch-Etienne Migliorino - 08.09.2010 - 09:00
Partagez-le : 


Commentaires



Cliquez-ici pour poster un commentaire


Ordre: Sort ascending   
#4 Ecrit par nicole Bétrencourt le 15.02.2010 - 11:14 quote
Partage :


A lire c e lien sur la désinformation concernant les prisons publié sur l'excellent site d'Hoaxbuster. On y cite un certain Ben.NBT
http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=81838

 
 
#3 Ecrit par Ben le 14.02.2010 - 04:03 quote
Partage :


"une planification de la mort en prison ?"

Pourquoi pas mettre directement "Fleury-Mérogis, Sobibor même combat ?"

Je comprends bien votre idée, mais vous ne croyez pas exagérer dans le titre ?
Vous savez très bien ce qu'évoque "la planification de la mort", et ce pouvoir évocateur est pardonnez-moi l'expression mais à vomir

 
 
#2 Ecrit par Dr. Philippe DEHARVENGT le 03.02.2010 - 14:25 quote
Partage :


Précision nécessaire : depuis 1995, le ministère de la santé a beaucoup plus que "son mot à dire", puisque désormais la santé des détenus, jusqu'alors confiée à l'Administration Pénitentiaire, est maintenant sous la tutelle de l'Hôpital de proximité, avec la création des UCSA, véritables services hospitaliers au sein des prisons.

 
 
#1 Ecrit par N.BETRENCOURT le 03.02.2010 - 11:26 quote
Partage :


Billet pertinent qui souligne la grande honte des prisons. Le ministère de la santé devrait avoir son mot à dire sur le problème des détenus. Un deuxième aspect plus général: la société ne veut plus de ses fous. Ils ont été largués dans la nature au double nom de la réduction des HP et de l'antipsychiatrie. La semaine prochaine se tiennent les assises sur les prisons. Au programme, évocation d'une réforme adaptée aux troubles mentaux. Les réformes envisagées vont-elles changer ce que vous dénoncez? Soyons optimistes mais j'en doute car peu d e citoyens sont sensibles au sort des détenus. Il faudrait porter un autre regard sur la maladie mentale, le détenu.
Amitiés. NBT

 
 
Votre commentaire
Nom:
Email:
Site web:
Code de sécurité
IP: 207.241.237.229
Options: • HTML activé • BBCode activé; • Smileys activés
Le dessin de Biassu

Voir tous les dessins

Dernière Vidéo
Voir toutes nos vidéos

Recherche



Articles par Auteurs


Partenaires