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Ecrit par Mapie
Il est intéressant ce de point de vue de constater l'évolution du discours de F. Bayrou en ce qui concerne le positionnement. Dans Du Centre au Projet démocrate (été 2007), le problème posé était de p...

Ecrit par juste milieu
MIP , tu es effectivement angélique sur Georges Sarre , ancien maire du XIè, que je connais bien et qui donne fréquemment dans la surenchère sécuritaire. Le qualifier de gauche c'est historiquement v...

Ecrit par MIP
Merci Mohamed. GE continuera à mettre le paquet sur ce thème et sur d'autres, trop peu abordés par les partis politiques classiques !

Ecrit par Mohamed
Bien vu MIP, pour cette "vigilance orange"... J'espère que vous vous déciderez enfin à mettre le paquet sur ce thème, chez les jeunes notamment.

Ecrit par shadow
En fait, c'est nous, les pigeons de l'histoire, qui allons remplacer cette taxe professionnelle au travers de la taxe carbone qui va toucher gravement les Français dans leur vie quotidienne, enfin, je...



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Barack Obama : La dure réalité du pouvoir
Catégorie(s) : Monde


Il n’y a pas un an, l’opinion publique américaine le béatifiait. La planète entière fêtait dans l’allégresse générale l’élection du premier homme de couleur à la tête des Etats-Unis.

Cet événement politique majeur semblait être pour certains initiés disproportionné par rapport à l’inexpérience de ce sénateur de l’Illinois.

Quelques mois plus tard, en cette fin d’été, l’image s’est déjà ternie. Un sondage récent réalisé par la chaîne ABC et le quotidien Washington Post montre la chute de sa côte de popularité dans l’opinion publique :

Seuls 49% des sondés pensent qu’il prendra les bonnes décisions pour le pays alors que 100 jours après sa prise de fonction ils étaient 60% !!
Aujourd’hui 55% des américains interrogés ne croient pas en sa politique alors qu’ils n’étaient que 48% en avril.

Comment celui qui a fait preuve d’un talent indéniable pendant la période électorale en est-il arrivé là aussi rapidement ?

Les américains ont d’abord oublié que le programme que leur proposait le candidat OBAMA était un véritable programme de gauche et qu’ils l’ont élu pour le mettre en place.

A ce jour, Barack Obama n’a pris que trois grandes décisions :
- Le plan de relance économique qu’il a mis en œuvre dès avril, mais il faudra attendre quelques mois pour savoir si les 787 milliards de dollars injectés dans l’économie auront permis une véritable relance économique. Dans la négative, il faudra bien admettre que c’est le plan Paulson décidé dans l’urgence par l’administration Bush qui aura permis d’éviter la grande dépression en mettant en œuvre les conclusions de l’économiste Irving Fischer qui a démontré que la seule chose à faire de la part d’un état en cas de crise était de sauver son système bancaire.
- Le projet de réforme des marchés financiers dans le sillage du G20 de Londres. Barack Obama a donné les pleins pouvoirs à la FED…quand on pense au rôle joué par la réserve fédérale avant la crise on peut s’interroger sur la pertinence de ce choix.
- Enfin, l’instauration d’une assurance maladie pour les 46 millions « d’exclus » qui mobilise très largement l’opinion publique américaine, proposition phare de sa campagne. De quoi s’agit-il ? Un américain sur six est actuellement exclut de toute couverture d’assurance-maladie. Ces 46 millions de personnes n’ont pas les moyens de payer une assurance privée. La réforme OBAMA vise à rendre obligatoire la couverture maladie en subventionnant les plus pauvres et en introduisant un assureur public pour concurrencer les assurances privés qui n’auront plus le droit de refuser des clients à « risques ».
Pour un français, habitué au gouffre de l’assurance Santé tout cela semble un minimum. Pour les américains, c’est un cataclysme.
Alors que les républicains font feu de tout bois contre ce projet, l’opinion publique montre une sensibilité croissante à leurs arguments, en particulier ils montrent de plus en plus leur hostilité à l’installation d’un système public estimé à 1 000 milliards de dollars sur 10 ans.

De plus, le Président ne semble pas avoir de majorité pour créer cette caisse maladie publique car 51 démocrates « Blue Dogs » se joindraient aux républicains pour rejeter le projet…ce qui a fait dire à Darell West : « Si lorsque vous êtes Président, vous disposez de majorités confortables à la Chambre et au Sénat et que vous ne pouvez pas l’emporter sur ce qui est votre principale priorité en politique intérieure c’est que vous avez un gros problème. »

L’hostilité croissante au fil des jours montrée par l’Amérique profonde menace sérieusement l’adoption du projet. Les manifestations populaires démontrent que la société américaine fait preuve d’un rejet viscéral du « socialisme » et prône la défense absolue de la liberté individuelle contre toute forme de prise en charge collective des plus faibles.

Ce test est crucial pour le Président américain, qui a fait naître l’espoir de changer en profondeur son pays, une reculade sur ce point compromettrait sérieusement son avenir politique, car dans un sondage USA Today-Gallup paru lundi dernier 57% des américains estiment que le plan de relance de l’économie a été sans effet ou a aggravé la crise et que l’heure n’est pas aux nouvelles dépenses…

Marie-José V.


Liens: n/a
Rédigée par Marie-Jose V. - 01.09.2009 - 13:30
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#1 Ecrit par GuillaumeD le 01.09.2009 - 19:48 quote
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C'est un excellent article. Qui m'apprend beaucoup.

Un point de désaccord tout de même (mais l'auteure a dû s'mporter ... moi aussi ça m'arrive très souvent en fin de texte!) :
"Les manifestations populaires démontrent que la société américaine fait preuve d’un rejet viscéral du « socialisme » et prône la défense absolue de la liberté individuelle contre toute forme de prise en charge collective des plus faibles."
Le terme ' absolue' est vraiment en trop selon moi ; ce n'est pas pour chipoter, c'est que je ne peux m'empêcher d'espérer que cette évolution reste possible aux USA.

 
 
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