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La guerre contre les marché est-elle justifiée ?
Catégorie(s) : Economie



Les crises financière de 2008 et 2011 ont porté sur les marchés et notamment les spéculateurs sur le devant de la scène. A écouter les médias et les politiques de droite comme de gauche, ils sont accusés de tous les maux et il faudrait les taxer, les contrôller...La réalité est-elle si simple ?

            Contrairement aux idées reçues, les marchés ne sont à pas l'origine de crises de 2008 et 2011 (mais les déclencheurs, ce qui n'est pas tout à fait la même chose).

            Ainsi, les subprimes responsables de la crise de 2008 sont des créatures étatiques. C'est par volonté de faciliter l'accession à la propriété des américains les plus pauvres que l'administration Clinton a décidé à la fin des années 90 la créations prêts hypothécaires. En réalité, le pêché originel est d'avoir commis une erreur incroyable : prêter à des personnes insolvables. L'Etat américain a de surcroît, poussé les banques à titriser et développer ces prêts, se portant même garant en cas de pépin (par l'intermédiaire des organismes de refinancement semi-publics Freddie Mac et Fanni Maé), et en faisant baisser les taux d'intérêts de la banque centrale américaine. Bref, ce ne sont ni les spéculateurs, ni les marchés qui ont crée la bombe mais bel et bien un ensemble d'erreurs provenant de l'Etat fédéral américain.

Concernant la crise de la dette qui nous touche actuellement, ce sont une fois encore les Etats qui en sont à l'origine. Pour rappel, la France est depuis plus de 30 ans en deficit chronique. Les marchés n'ont fait que rappeler une règle de bon sens : on ne peut pas s'endetter infiniment. Alors effectivement, nous avons pu vivre dans un modèle où la croissance était adossé à de la dette pendant 30 ans sans problèmes...mais il était évident qu'il faudrait un jour payer l'addition. L'élément déclencheur a été l'accélération des déficits suite à la crise de 2008, causés notamment par de dispendieux (et peu efficaces à en juger par les chiffres) plans de relance. L'embryon de doute sur le remboursement de la dette Grecque s'est ensuite propagé au restant de l'Europe faute d'avoir pu être rassuré par une gouvernance politique et monétaire solide. 

            Cela dit, on pourrait presque souligner l'aspect « salutaire » des marchés révélant, certes de manière impitoyable,  nos errements. Sans la hausse des taux d'intérêts et des obligations d'Etats, combien de temps aurait-on continuer à vivre ce modèle insoutenable qu'est le surendettement ?  De même, sans la crise boursière consécutive aux subprimes, aurions nous aussi eu le droit à nos subprimes à la française (il s'agissait rappelons le d'une des mesures du programme Sarkozy version  2007 !) ? 

            Alors, évidemment, tout n'est pas rose, et il y a certainement des choses à réguler, notamment sur la transparence, les conflits d'intérêts, les oligopoles bancaires, les interventions douteuses des banques centrales...Il s'agit remettre chacun devant de ses responsabilités. Mais accuser à tords et à travers les marchés, en  voulant par exemple taxer les transactions financières n'est certainement pas la bonne solution. Une telle taxe serait non seulement complexe à mettre en œuvre (il faut qu'elle soit internationalement appliquée pour être efficace), mais aussi aurait pour effet pervers de pousser les opérateurs à faire leur transactions dans des marchés parallèles beaucoup moins visibles...et donc beaucoup moins contrôlables.

            Et puis pour finir, tomber à bras raccourcis sur les marchés, c'est en fait chercher un bouc émissaire facile car vague et non personnifié. C'est une manière pour nos dirigeants de fuir leurs responsabilités de sur les crises, en profitant du faible du niveau de culture économique du peuple. Les derniers chiffres du CREDOC le révèlent : seul 1 français sur 4 est capable de dire ce qu'est une obligation...C'est peut être de ce côté là qu'il faut s'inquiéter, car cette ignorance ouvre la porte à toute sorte de manipulations et démagogies collectives. L'écho actuel des thèses antimondialistes ou démondialistes en est une des illustrations...

 

Raphaël
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Rédigée par Raphaël - 29.11.2011 - 09:30
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#1 Ecrit par Sylvain JUTTEAU le 02.12.2011 - 10:29 quote
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[...]ontre les marchéS[...]

Franchement, cela décrédibilise l'article...

 
 
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