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Ecrit par christianlouboutinkr
However, you can also still enjoy a few pieces of personalized kids clothing too. [url=]juicy couture handbags[/url] you sew? Your child will still enjoy a home knit sweater, at least during the ear...

Ecrit par Sylvain JUTTEAU
La charia en Lybie est désormais envisagée officiellement comme la première source de la législation. Voilà la version française du projet publié par le Conseil National de Transition de Lybie : [...

Ecrit par Ch. Romain
Superbe billet, plein de bon sens, de nuance et d'équilibre. Bravo !

Ecrit par Sylvain JUTTEAU
[quote=republica]Peut-on vraiment décrire tous les cas de détresse en deux alinea ? Prend-on vraiment une décision d'avortement comme une décision de suivre un régime ? N'en reste-t-il pas toujours qu...

Ecrit par Sylvain JUTTEAU
@ Jean Pierre Benais Merci pour ce texte ! Je vous propose aussi d'intégrer dans ce bilan le fait que la modification de TVA est un changement des règles du jeu, ce qui perturbe les prévisions....



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L’offre et de la demande en politique
Catégorie(s) : Politique

L'expression "offre politique" me met mal à l'aise... peut-être autant que la montée du FN dans les sondages. Il me faut pourtant reconnaître que cette offre existe, et donc que "la demande" politique existe. Or, les citoyens ne sont véritablement citoyens que s'ils agissent dans la société avec la conscience d'en être des acteurs à tous les niveaux. 


Accepter de se laisser manipuler par les sondages, par les collusions politico-médiatiques, et par les détournements de fonds publics, c'est renoncer à une part essentielle de ce qui fait la citoyenneté, donc de ce qui fait tenir debout et vivante notre démocratie.


Toute la faute n'est pas à placer dans la société de consommation, modèle de société où la liberté de choisir la plus importante est celle de l'instant, notamment de l'instant présent. Effectivement, des mauvais réflexes sont devenus des habitudes jugées généralement normales, acceptables voire même bonnes. Changer de voiture, d'ordinateur ou de téléphone portable se fait idéalement non plus par besoin, mais par attraction pour la jouissance, la puissance et la reconnaissance sociale.


Le consommateur en quête de ces sensations est de plus en plus handicapé à l'heure des choix de société, des choix économiques globaux. Le consommateur qui se redécouvre momentanément citoyen n'a plus de recul et avoue qu'il n'a pas assez d'informations pour choisir. Il vote pour "le moins mauvais". Cette expression est généralement utilisée pour désigner l'offre, les candidats des partis politiques. Le citoyen ferait bien de se rappeler plus souvent que lui-même s'est placé dans cette situation du « moins mauvais ». Il est le moins mauvais citoyen possible.


Or le citoyen pourrait chercher plutôt à être le meilleur possible. Que s'est-il passé? Pourquoi est-ce devenu si difficile de prendre cette décision? Cette décision de faire son bonheur en tant qu'Homme complet. (Ceci est, depuis Erasme et consors, la définition du projet humaniste).


Citoyen, quelle est ta demande? Citoyens, quelles sont vos demandes? Les partis cherchent à interpréter les réponses à ces questions pour proposer une offre. Mais ils cherchent l'offre gagnante à court terme. Évidemment, ce n'est pas le long terme seul qui y perd, mais avec lui le sens. Quel sens a notre vivre-ensemble? Quel sens a notre action politique?


Je fais partie de ceux qui se souviennent avec émotion, et sans doute amertume ou regret, l'année 2007 au MoDem, où il s'était toujours agi de rassembler les divers bords. Cela avait du sens. Pourtant, cette quête a été écrasée par le populisme de l'instant médiatique. J'ai eu tendance comme beaucoup à considérer que c'était "la masse" qui était idiote, car elle manquait de considération à l'égard des projets rassembleurs (j'ajoute au passage que se faire traiter de bisounours quand on s'évertue à perpétuellement regarder les problèmes sociétaux et économiques en face, c'est profondément désagréable ;-).

Ceci est à considérer : En voulant rassembler, et en ne portant pas les coups là où ça fait mal, un candidat à une élection n'est pas crédible non plus. Sacré paradoxe sur lequel butent toutes les formations politiques.

Je me pose des questions profondes sur la temporalité politique et sa limite face à la nécessité de l'intérêt général. En effet, les politiques de long terme ne sont pas favorisées par les élections sous leur forme actuelle, trop fréquentes. Quel rapport y a-t-il avec la nécessité de porter un projet politique capable de susciter la confiance des électeurs? Le voici: En voulant rassembler plus qu'une majorité mathématique, en voulant rassembler une vraie majorité consensuelle, on est amené à « construire des ponts plutôt que des murs ». L'entreprise collective visant la réalisation du pont nécessite beaucoup d'énergie et notoirement plus de temps que le projet de construire un mur. Comment concilier cela avec la temporalité des élections? Deuxième paradoxe.

Actuellement, ces paradoxes ne sont gérables au sein d'un parti qu'avec un pouvoir fort. Ce qui rajoute un paradoxe.


Il faut donc avoir un chef persuadé du sens de l'intérêt général et qui sait communiquer sa foi à ses "troupes". Mais il faut que ce chef soit d'abord crédible sur presque tous les plans (idées politiques, stature, capacité à rassembler, "passer à travers l'écran pour rejoindre le téléspectateur" -c'est mon père qui m'a dit ça-, etc.)

On en demande trop au chef politique et pas assez au citoyen. C'est pour cela qu'il faut créer des ponts: pour que les citoyens mesurent leurs responsabilités dans la création d'un espace de vivre-ensemble. Ils en demanderont alors moins au chef et pourront choisir plus sereinement une personne pour ce fameux mandat présidentiel, bien trop monarchique encore.


Guillaume D.

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Rédigée par Guillaume D. - 09.04.2011 - 09:30
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#8 Ecrit par FrédéricLN le 23.03.2011 - 15:13 quote
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"La classe ouvrière, on a voulu lui apporter la liberté, elle a acheté des voitures", racontait (en substance) Jean-Marie Domenach, qui était motard.

C'est vrai que le "consumérisme" ou "clientélisme" en politique - où l'un se comporte en obiigé, l'autre en zappeur, l'un en blasé et l'autre en casseur... - désole un militant démocrate.

On pourrait se réfugier dans la parlote entre soi et l'incantation, c'est commode (sur les blogs ou en éternelles réunions), s'en prendre en paroles aux tyrans et autres chefs indignes, pour mieux se comporter le reste du temps en parfait consommateur du système.

On peut aussi construire une alternative politique et la proposer le jour des élections, faire campagne et tout et tout, et se prendre la gamelle que se prend habituellement (et depuis des siècles) chaque militant ou intellectuel qui tente de "faire" de la politique. Et rentrer chez soi le lundi en consommateur du système.

Si parler ne sert à rien, et qu'aller aux élections ne sert à rien, qu'est-ce qui reste ? comment peut-on encore éviter la faillite financière, le crash écologique et la fracture sociale ? comment peut-on réussir ce qu'on entreprend ?

Voilà mes questions du jour ;-) mais je sais qu'il y a des réponses, en regardant Christophe Grébert ou Antoine Vielliard, ou encore Nicolas Voisin et owni. Il y a des portes qui peuvent s'ouvrir, et peut-être que la seule solution pour les trouver est de pousser sur toutes, d'essayer toutes nos clés.

 
 
#7 Ecrit par GuillaumeD le 16.03.2011 - 19:40 quote
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Grégoire et Mapie: c'est bien noté!

 
 
#6 Ecrit par Mapie le 15.03.2011 - 23:35 quote
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« La première raison de la servitude volontaire, écrivait La Boétie, c'est l'habitude »
Ce sont les presque derniers mots de l'intro du livre de Plenel, Un Président de trop.
Il faut lire ça !
http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/150311/vertus-de-lantisarkozysme-vices-du-presidentialisme

 
 
#5 Ecrit par Gregoire Turlotte le 14.03.2011 - 19:28 quote
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Rosanvallon a écrit un livre, ed seuil, je crois, qui s'appelle " la contre-démocratie"

 
 
#4 Ecrit par GuillaumeD le 14.03.2011 - 19:11 quote
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Merci beaucoup Grégoire. Cela me fait plaisir notamment car je mes sens "compris" ! Et je ne connaissais pas ce concept de Pierre Rosanvallon. Je compte bien la retrouver (peut-être dans son ouvrage "l'âge de l'autogestion" ?), et approfondir mes réflexions à ce nouveau.

 
 
#3 Ecrit par Gregoire Turlotte le 14.03.2011 - 19:07 quote
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Merci pour ce texte intelligent. Il y a deux aspects qui m'interpellent.
D'abord l'idée de "marché politique". C'est un vrai sujet de sciences politiques qu'on peut décliner à l'infini : "marketing politique" ; décalage entre l'offre et la demande ; " espace politique " ( autant dire j'attaque une niche ou j'attaque un marché à forte concurrence). tout le vocabulaire de l'économie est aujourd'hui présent dans les discussions entre "cadres politiques".
Ensuite, il me semble qu'effectivement les citoyens seraient bien inspirés de prendre leur destin en main. " le tous pourris" qu'on entend trop souvent vient d'abord, d'après moi, d'un défaut de vigilance des acteurs politiques que nous sommes tous. Je crois me souvenir que Pierre rosanvallon avait appelé cela la contre-démocratie

 
 
#2 Ecrit par GuillaumeD le 14.03.2011 - 18:42 quote
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Yael, tu as absolument raison, ce n'est pas nouveau!
Mais sous prétexte qu'un mouvement de déclin est inscrit et durable dans notre société, il serait inexorable? Je vis dans l'espoir que non. Je propose donc de reconsidérer des actions qui pourraient inverser la tendance. Toutes les actions apportant un plus dans la responsabilisation du citoyen et dans la consolidation des consensus collectifs autour des Droits de l'Homme sont des réponses à l'extrémisme : L'idée n'est pas nouvelle, mais la rappeler en ces temps d'ultra-populisme, et tenter de l'exprimer sous un éclairage particulier, m'est apparu tellement nécessaire...
Merci beaucoup du compliment pour l'article!

 
 
#1 Ecrit par Yaël le 13.03.2011 - 18:25 quote
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Notre post-démocratie serait en crise? ce n'est pas nouveau... il suffira de voir l'abstention au prochaines cantonales pour s'en convaincre.
Joli article.
Bonne continuation à toi.

 
 
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