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Ecrit par N.BETRENCOURT
Intéressant comme billet. Ce qui me gêne n'est pas la pertinence de la démonstration mais la marchandisation de la santé. L'état de santé se compare à la construction d'une route. Pourquoi pas? Cet ...

Ecrit par Gregoire Turlotte
Cher Sylvain, voilà un article très intéressant et qui "donne à penser". Bravo pour la reprise de l'expression " darwinisme social" dont je n'ai certes pas la paternité mais dont je considère qu'il e...

Ecrit par N.BETRENCOURT
Coquille:ma signature NBT est entre 2 mots. On n'y échappe pas aux coquilles!!!:bawling:

Ecrit par N.BETRENCOURT
@Sylvain, je viens juste de lire votre dernier commentaire.J'y souscris totalement. C'est bien pour ça que plusieurs cafés seront nécessaires. Hier aux fins de l'inviter à un prochain café débat j'ai ...

Ecrit par Sylvain JUTTEAU
[quote=fred descos]Cette approche tristement comptable.Je comprends bien votre démarche de sortir des idéologies. Mais il faut aussi du coeur: ne serait-ce pas plus beau de dire que nous voulons faire...



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L’UE s’engage diplomatiquement sur les questions israéliennes !
Catégorie(s) : Europe

Quel dénominateur commun entre la « flottille de la liberté », la conférence de revue du Traité de Non-prolifération Nucléaire et l’ouvrage « vers la 4ème guerre mondiale ? » publié l’an dernier par Pascal Boniface ?


Ceci n’est pas une question piège du quizz Actualité du site du Monde.fr… C’est la question que tout citoyen européen devrait se poser à l’heure où l’Etat d’Israël est plus que jamais au cœur des préoccupations géopolitiques mondiales. Pourquoi est-ce une question essentielle pour le citoyen européen ?

Car en se positionnant par rapport aux agissements d’Israël, l’UE et les Etats souverains qui la composent, jouent leur crédit moral et politique sur la scène internationale. Il est rassurant de voir les évolutions récentes des Etats membres sur les grandes problématiques de politique internationale de Paix et de Désarmement en fonction du paramètre politique israélien.


Longtemps considéré comme un allié de l’Occident, bénéficiant d’une présomption irréfragable de démocratie irréprochable défendue par les USA, telle une tête de pont en Orient, les derniers actes d’Israël modifient la donne.

L’opération « Plomb durcie » lancée à la fin décembre 2008 dans la bande de Gaza a été décriée pour la mauvaise utilisation de fumigènes au phosphore blanc : l’emploi de ces fusées est encadré par le IIIème Protocole de la Convention sur certaines Armes Classiques des Nations Unies (1983) et prévoit que leur utilisation comme des « armes incendiaires est semblable à un crime contre l’Humanité ». C’est ce sur ce point que l’enquête menant au rapport Goldstone devait statuer et pour lequel le Conseil des Nations Unies a condamné Israël pour son manque de coopération avec les enquêteurs… Israël s’est illustrée pour son manque de coopération avec la justice internationale et pour le non-respect de conventions mondiales encadrant le droit de la Guerre et le droit humanitaire.

La colonisation poursuivie de la bande est également un grand sujet de contentieux avec l’UE et les USA car son arrêt constitue, comme tous les diplomates occidentaux le préconisent, un préalable nécessaire à la résolution du conflit israélo-palestinien. Ce préalable n’est pas unique puisqu’il s’ajoute à la nécessité de la reconnaissance mutuelle des deux Etats souverains qui est encore très loin de survenir. L’UE a fait son chemin sur cette question puisqu’elle a récemment reconnu le gouvernement palestinien comme légitime alors qu’elle refusait, depuis l’élection du Hamas au pouvoir, d’admettre le résultat des élections démocratiques qu’elle avait, pourtant, fortement encouragées. Israël, quant à elle, s’efforce de montrer son manque de coopération sur la question en adressant des fins de non-recevoir régulières aux ambassadeurs européens et américains lors des demandes d’arrêt de la colonisation à Gaza.

Plus récemment, le commando israélien en charge de stopper la « flottille de la liberté » soulève à nouveau l’ire européenne. Les navires transportant une cargaison de matériel informatique, médical et de matériaux de construction ont été ciblés par Tsahal sur la voie vers Gaza et décomptent une dizaine de morts. L’UE réagit vivement devant cet affront, et il était temps ! Cette attaque survient quelques jours après la demande d’une délégation de neuf parlementaires européens, dont Marielle de Sarnez, de lever le siège de Gaza. Une initiative que nous encourageons pleinement non seulement pour son contenu, mais pour ce qu’elle montre de l’Europe, comme socle de valeurs politiques démocratiques communes.


Ainsi, l’Europe endosse le courage d’exprimer ses valeurs droit-de-l’hommiste face à un pays qui les baffoue ouvertement depuis plusieurs années maintenant. C’est ici que l’UE répond à la question que Pascal Boniface soulève dans son ouvrage : L’Europe aura-t-elle le courage de faire respecter à Israël, son alliée, ce qu’elle demande au Monde de respecter ? L’ouvrage est pamphlet contre le manque de courage politique qui a longuement caractérisé les dirigeants européens face à l’attitude politique internationale d’Israël. Aujourd’hui, il semble moins bon de s’afficher aux côtés de ce nouvel Etat voyou, à l’heure où la mondialisation rebat les cartes stratégiques à la surface du globe.


Et c’est cette évolution que sacralise la récente Conférence de revue du Traité de Non-prolifération nucléaire (TNP) qui s’est tenue à New York au mois de Mai. Elle a accouché d’un accord obtenu par le consensus des 189 Etats signataires du Traité sur deux points principaux dont l’organisation, à horizon 2012, d’une Conférence sur un Moyen-Orient dénucléarisé. Ce point est symbolique de l’évolution du monde dans son rapport à Israël car malgré les regrets du Président Obama sur le fait que l’accord se soit focalisé sur l’Etat hébreux, les Etats sont tombés d’accord sur le fait que la possession de l’arme nucléaire par Tel-Aviv soit un point totalement bloquant dans les négociations avec l’Iran. Israël est l’un des trois seuls Etats à ne pas avoir signé et ratifié le TNP (avec l’Inde et le Pakistan) et qui possède la bombe nucléaire (tout comme les deux pays asiatiques) : elle ne s’engage donc ni à respecter les règles de désarmement (réduire des arsenaux nucléaires) et de non-prolifération (ne pas délivrer les technologies nucléaires aux Etat non armés) dudit traité. Longuement laissée de côté dans les débats stratégiques, la question de la bombe israélienne a fortement resurgi avec la question de la prolifération du nucléaire militaire en Iran et constitue même l’une des principales motivations de la République Islamique pour acquérir l’arme suprême, en sus de sa volonté de devenir une puissance régionale incontestable.

Victoire diplomatique de l’Iran et des pays non-alignés dans le bras de fer onusien ou alors changement des puissances occidentales face à un allié qui devient indéfendable sur la scène internationale vu ses agissements ? Quelle que soit la raison, les relations EU, USA et Israël changent… et nous permettront peut-être d’éviter « une quatrième guerre mondiale », pour reprendre la prospective de Boniface.


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Rédigée par Thomas F. - 07.06.2010 - 14:30
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#1 Ecrit par Orange pressé le 07.06.2010 - 15:58 quote
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Un point mérite une attention particulière, l'usage de certains mots notamment est lourd de sens. Il est ici question d'une "attaque", or d'attaque il n'y a point. Une attaque est selon la définition du Larousse : une "action militaire visant à conquérir un objectif ou un pays, à défaire ou à détruire des forces adverses."

Ici, il n'y avait pas d'objectif à conquérir ou de forces adverses à détruire.
En réalité, il s'agissait d'une opération de police des mers effectuée par un navire militaire.
Ce n'est que suite au refus de coopérer du navire que les militaires ont décidé de l'aborder.
Par la suite, cela a mal tourné et il y a eu des morts.

Ensuite, l'article ici n'inclut pas un aspect très important qui dicte toute action d'Israël : la prépondérance en toutes circonstances de la sécurité de l'État d'Israël.

Passer sous silence cet élément revient à délivrer une information partiale et partielle.

 
 
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