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Ecrit par Sylvain JUTTEAU
@ Fred Descos Oui, bravo pour votre prise de position ! Mais alors, qui sont ceux qui continuent de créer des impositions nouvelles, sachant que les députés sont bien incapables de rédiger eux-m...

Ecrit par Sylvain JUTTEAU
[quote=Fred Descos]A M.Jutteau,D'où détenez-vous cette information? J'ai beau chercher, j'ai du mal à trouver.[/quote] Sources journalistiques en français : Le Point La Dépêche du Midi ...

Ecrit par Fred Descos
A M.Jutteau, D'où détenez-vous cette information? J'ai beau chercher, j'ai du mal à trouver.

Ecrit par Fred Descos
Bonjour, Je vous rassure, les fonctionnaires de l'administration fiscale - dont je fais partie - ne seront pas mécontents d'un tel nettoyage, parce que - quoi qu'il arrive - on leur supprime 2 500 ...

Ecrit par ITeM info
Bonjour Vrai sujet de débat sinon d'inquiétude. Pour tous ceux que cela intéresse, nous consacrons une suite d'articles au sujet dans le cadre de note Workshop "la bulle sociale" : , et



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Café Générations Engagées, 11 février 2010
Logement d’urgence : on fait quoi exactement ?
Catégorie(s) : Nos Débats Compte rendus GE

Marianne Bondaz, Jeanne-Marie Massip et Sylvain Jutteau co-animaient ce premier « Café Générations Engagées » consacré à la problématique du logement. Pour mieux aborder le sujet, celui-ci avait été découpé en deux parties. Un premier café-débat consacré à l’hébergement d’urgence suivi d’un deuxième (prévu le 8 avril) consacré au logement Marianne Bondaz considère que le problème du logement est avant tout un problème de mixité sociale mal résolu. Les logements sont répartis sur des critères financiers : montant des loyers et capacité à payer ces loyers. Les ensembles immobiliers sont trop souvent homogènes du point de vue du loyer. Cela crée de fait une ségrégation sociale. Des zones se créent alors où vont se regrouper les personnes aux moyens financiers les plus faibles et d'où ils ne pourront plus partir car l'évolution de leur revenu ne leur permettra pas. C’est le phénomène de ghettoïsation, pour les riches comme pour les pauvres.


D’autre part, les loyers augmentant plus vite que les revenus, une part de plus en plus importante de la population se trouve dans l’impossibilité de trouver un logement, et parfois contrainte à trouver des hébergements palliatifs, voire à dormir « dans la rue ».


L’autre problème est inhérent à l’évolution de la société. Le lien familial se distend. Il y a de plus en plus de familles monoparentales, de parents divorcés. Les jeunes sont parfois « mis à la rue » par leurs parents et les anciens ne sont plus accueillis par leurs enfants. Cette évolution augmente mécaniquement le nombre de logements nécessaires au-delà du rythme d'augmentation de la population.


Nous sommes devant un schéma classique d’offre et de demande, avec une demande qui croit sans cesse, une offre qui ne suit pas le rythme avec comme conséquence une augmentation des loyers, une pénurie de logements et l’augmentation des personnes « à la rue » ou en hébergement précaire.


La loi DALO (Droit au logement opposable) rend l’Etat responsable de loger les mal-logés. Cela reste cependant difficile. Premièrement le recours contentieux n’est à ce stade ouvert qu’aux personnes en situation de mal-logement. Par exemple, il est impossible d’en appeler à cette loi pour résoudre les problèmes de logements trop petits pour les familles qui s'agrandissent ou de délai trop long d'attente d'un logement social. Ensuite, la demande est telle qu’il est impossible de traiter les dossiers dans des délais acceptables. Le bilan fin juin 2009 est édifiant : 61.000 demandes ont été déposées, 40.000 sont examinées et seulement 4.100 personnes avaient obtenu un logement ou un hébergement.


Jeanne-Marie Massip introduit la problématique de l’hébergement d’urgence comme une conséquence de la pénurie de logements à des loyers acceptables pour des demandeurs parfois sans ressources ou tout simplement dont les ressources sont insuffisantes.


−En 2009, il y avait en France 100.000 « sans domicile fixe » (SDF).


−En 2009, 950.000 personnes ne disposaient pas d’un domicile personnel (locataires ou propriétaires) elles seront 1.020.000 en 2010.


−En 2009, il y avait 2.000.000 de personnes logées dans des conditions difficiles, elles seront 2.040.000 en 2010.


−En 2010, il y aura 6.600.000 personnes en logement dégradé.


En tout sur les 65 millions d’habitants que compte la France, 10 millions ne sont pas logés ou sont mal logés : 15% de la population.


Parmi cette population, on constate un accroissement notable de la part des 18-24 ans et des plus de 65 ans. Les mal ou pas logés se composent en grande partie de femmes en décohabitation, de jeunes mis à la porte du domicile des parents, d’anciens qui n’ont plus de famille ou pas de famille pour les accueillir, de demandeurs d’asile déboutés, de travailleurs pauvres. On trouve également toutes sortes de ménages mal logés, personnes seules, famille avec enfants, femmes avec enfants…


L’offre en hébergement d’urgence, 120.000 logements, est totalement sous-dimensionnée pour faire face à la demande. Néanmoins, une offre de logement répondant aux besoins permettrait de réduire ceux de l'hébergement, en notant toutefois, qu'une partie du public de l'hébergement "trop abîmé" par son parcours ne sera jamais en capacité de retourner dans un logement classique.


L'hébergement et son accompagnement social ont donc nécessité à toujours exister pour prendre soin de ceux qui ne sont plus en capacité de le faire pour eux-même.




Sylvain Jutteau nous a fait un historique du problème du logement pour expliquer à son sens la cause fondamentale de la situation. Le manque de logements construits crée une pression sur le prix, insupportable pour le budget des ménages. L’argent public dépensé pour soutenir les locataires et les acheteurs augmente encore plus la pression à la hausse. Les prix trop élevés et le manque de logements ont généré les bidonvilles.


En 1954, l’abbé Pierre cherche à reloger les habitants des bidonvilles. Il lance la Fondation Emaus dont les compagnons sont d’anciens SDF. Depuis le problème n’a pas été réglé, il s’est même aggravé.


Aujourd’hui, la demande de logements est de 800.000, et pourtant la France investit beaucoup d’argent public pour les logements (3ème investisseur de l’Union européenne en pourcentage). Alors, quelles ont les causes de la pénurie ?


Depuis la loi de 1943 sur le permis de construire (avant on déclarait que l’on construisait, maintenant on demande l’autorisation) le maire a la possibilité d’interdire les constructions. Il peut ainsi empêcher la construction de logements pour plaire à son électorat. De plus, la loi du 1er septembre 1948 a bloqué certains loyers, pour limiter leur augmentation en période de pénurie. Le logement est alors pris en étau entre un blocage de la construction et le blocage de certains loyers. La conséquence a été un frein de la reconstruction, et la construction de grands ensembles HLM pour tenter de réparer les dégâts. Moins de construction et forte demande, les loyers et les prix d’achats se sont envolés, la demande ne peut être satisfaite.


Y-a-t-il pour autant des solutions ?


Sylvain Jutteau propose d’abroger la loi de 1989 sur les rapports locatif, et de se baser sur les dispositions prévues au code civil, pour encourager la construction.


Avec l’augmentation de l’offre, les prix vont baisser. Sylvain Jutteau propose de monter la barre des constructions sans autorisation préalable de 19 m² à 3000 m² et d’augmenter partout de une unité le coefficient d’occupation des sols (COS), toujours pour favoriser la construction.


Le premier impact des ces mesures sera l’effondrement du prix des terrains à construire, le deuxième impact sera un essor de la construction, et le troisième impact sera une franche baisse des prix, rendant le logement accessible aux plus pauvres, aujourd’hui rejetés vers les structures d’hébergement d’urgence. L’hébergement d’urgence est un symptôme, qu’il faut avoir le courage de traiter à la source. L’argent public injecté sur le marché sert à maintenir des prix élevés tant que l’offre est restreinte de façon artificielle. Ce sont les pauvres qui trinquent.


La parole a ensuite été donnée à la salle pour des échanges nourris et très bien étayés, notamment sur les questions d'urbanisme. Bien que le sujet de la soirée ait été le logement d’urgence, il a été difficile de garder la ligne directrice et très souvent le débat à dérivé vers la problématique générale du logement. Nul doute que le prochain débat devrait être passionnant. Rendez-vous le 8 avril.


Fred B.

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Rédigée par Fabien N. - 01.04.2010 - 09:00
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#1 Ecrit par Betty & Tina le 04.04.2010 - 19:19 quote
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Bonjour, notre système français à force de vouloir protéger tout le monde a fini par construire un système figé totalement injuste et aberrant. Nous vous invitons à découvrir notre témoignage, soit l’incroyable histoire de 2 entrepreneuses qui seront bientôt officiellement à la rue (dans 26 jours), car en choisissant d’entreprendre en France, vous perdez le droit de louer… Voici le blog dédié à notre (triste) histoire: http://entrepreneur-ou-locataire.hautetfort.com

Au passage, car nous gardons toujours espoir: toute aide ou conseil seront les bienvenus!

 
 
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