Difficile de rester calme dans l'environnement actuel où règne une confusion sans précédent.
Frédéric Mitterrand rattrapé par une publication pour le moins douteuse et pour sa défense, l'UMP évoque là une affaire privée.
Depuis quand un livre qui a ait l'objet d'une publication, relève-t-il du privé ?
Alors pourquoi de l' indulgence pour notre ministre de la Culture et une condamnation pour Polanski au sujet d'une histoire qui remonte à plus de 30 ans, alors qu'on s'indigne de remettre sur le tapis la sortie du « Grand Bazar » publiée en 1975 ?
Je ne m'impliquerai pas dans ces affaires et me placerai sur le plan du droit. Il n'y a pas de prescription aux USA pour les crimes sexuels, ce qui n'est pas le cas en France, mais lorsque l'on demande aux élus ou aux serviteurs de l'Etat d'être irréprochables, nous devons appliquer la même règle pour tous et ne pas avoir une moralité à la carte en fonction de ce qui nous arrange.
Je parle de pureté dangereuse car à vouloir être blanc comme neige, nous courrons le danger de nous faire épingler car nous n'échappons pas à la règle.
Faire de la politique autrement est un leurre dans la mesure où les citoyens ont tous leur part d'ombre, le Modem y compris. Je crois que nous devons reconnaître nos faiblesses pour tenter de les corriger afin de donner l'exemple, mais cela exige beaucoup de maturité et nous en sommes loin.
Je suis inquiète car les médias déplacent les problèmes en nous parlant d'une grippe H1N1 qui n'a toujours pas fait irruption et pour laquelle nous avons dépensé des sommes extravagantes qui ont pour l'instant seulement contribué à enrichir les laboratoires pharmaceutiques.
Le déficit a plus que doublé en un an sans que le gouvernement ne revoit à la baisse son train de vie, multipliant les commissions et le nombre de chargés de missions qui ne travaillent pas à l'oeil je pense, pour notre souverain président.
L'opposition n'arrive toujours pas à se positionner et j'attends toujours le parlement d'alternance annoncé par François Bayrou à La grande Motte, et c'est Daniel Cohn-Bendit qui reprend l'idée à son compte, ce qui signifie qu'elle était bonne et qu'une fois de plus, François avait vu juste. Mais je cherche le Modem et ne le trouve toujours pas.
Je demeure persuadée que notre leader est un visionnaire, seulement une vison sans passage à l'acte, risque de lasser les plus convaincus qui, au pire se tourneront vers d'autres sirènes, au mieux s'abstiendront, enrichissant le nombre des dégoûtés de la politique.
Domitille M.
Effectivement, l’angélisme n’a pas sa place en politique. Restons lucides attentistes, mais ne sombrons pas dans la dépression.
Amitiés. NBT